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Le Coin des Chroniques



Les Chroniques de Julie La danse africaine … ou les battements de mon cœur

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Ma rencontre avec la danse africaine ou devrais-je dire mon coup de cœur pour la danse africaine remonte à 2004.

Même si je pratiquais la danse depuis mes 8 ans, je n’avais jamais ressentie une telle émotion en danse. Ce fut comme une reconnexion avec mon corps lorsque j’ai intégrée les cours de danse d’Afrique de l’Ouest de Catherine ROMERO.

Catherine ROMERO

http://www.danseafro.fr/index2.phpProfesseur de Danse Africaine et Afro-Jazz et Art Thérapeute. Formation de base en Danse Classique et Jazz et en scénographie (et maquillage de scène). Spécialisation en Danse traditionnelle d'Afrique Centrale et d'Afrique de l'Ouest et diplômée de l'ARTEC en Expression Sensitive.

http://www.danseafro.fr/index2.php

"Lâcher-prise, plaisir, bien être et rires"

Les cours sont accompagnés par un ou plusieurs musiciens percussionnistes qui suivent le rythme des danseurs et soutiennent leurs pas. Des jeux, corpo-rythmes, chants peuvent être proposés en début de séance afin de dynamiser le groupe dans une écoute concentrée. Un échauffement spécifique en cercle, symbolique, ou en déplacements prépare à l'apprentissage progressif des danses traditionnelles d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale. Les danseurs progressent en lignes par 5 ou 6, se rapprochant des musiciens, cherchant le geste juste.

Apprentissage de chorégraphies sur plusieurs cours. Improvisations et créations peuvent enrichir la séance.

Puis retour au calme : étirements ou relaxation.

 

Au son des tambours, on oublie tout et le corps, sentant l’instinct monter, relâche les tensions sur un rythme croissant. Cependant, il faut se renseigner avant de s’inscrire à un cours car certains se déroulent sur CD, alors le lien entre musique et danse est plus difficile à ressentir.

 

Culture Africaine : Les vertus thérapeutiques de la danse

http://www.lesoleil.sn

A l’occasion de la 30ème Journée internationale de la danse, célébrée le 29 avril 2012. L’événement, dont le thème est « Danse et thérapie », sera marqué par diverses manifestations à Dakar et dans les régions

 

Extrait du message international rédigé par Sidi Larbi Cherkaoui, chorégraphe belgo-marocain et retranscrit par Omar Diouf :

 

« Une leçon d’histoire moderne

Dans son adresse intitulée « Célébrer l’infinie chorégraphie de la vie » et traduite dans plus de 20 langues, Sidi Larbi Cherkaoui remarque qu’à travers le temps, à travers les âges, c’est surtout l’art qui perdure.

« L’art semble être tout ce que l’humanité laisse à ses héritiers, - que ce soit au travers des bâtiments, des livres, des peintures ou de la musique. Ou du mouvement ou de la danse. En ce sens, je considère la danse comme la leçon d’histoire la plus actuelle et la plus moderne, en relation constante avec son passé le plus récent, tout en ne pouvant se dérouler qu’au présent », dit le chorégraphe belgo-marocain.

Il croit que la danse est l’une des formes d’expression les plus honnêtes que nous devons chérir « car, lorsque les gens dansent, que ce soit dans un ballet, une battle hip hop, un spectacle expérimental de danse contemporaine ou simplement dans une discothèque, ils se lâchent, et rarement alors les mensonges peuvent se déployer, les masques se porter ».

 

Un rituel

Sidi Larbi Cherkaoui imagine une performance de danse comme une célébration de la coexistence ; une manière de donner et de faire de l’espace et du temps pour l’autre. Selon l’artiste chorégraphe, nous avons tendance à oublier cela. Mais, continue-t-il, l’implicite beauté d’une performance réside avant tout dans la convergence d’une foule, de personnes assises les unes à côté des autres, partageant le même moment. « Il n’y a rien de privé dans cela. Une performance est une expérience extrêmement sociale. Chacun d’entre nous rassemblés pour ce rituel, qui est notre lien avec la performance, notre lien avec ce même présent », affirme l’auteur du message de la 30ème Journée internationale. »

 

Comme pour beaucoup, la danse et la musique auront eu sur moi l’effet d’une thérapie me permettant une réconciliation avec mon corps et une fluidification dans mon rapport aux autres.

 

De 2005 à 2009, avec d’autres mordus du cours de danse, trois danseuses et deux musiciens, avons créé la troupe « EYO MATA ». http://eyomatta.free.fr/ Et https://myspace.com/eyo.matta/photos 
Initialement, pour pallier à l’arrêt des cours pendant les vacances scolaires, nous nous retrouvions dans un préfabriqué pour le plaisir de jouer et danser ensemble. Et je crois que c’est ce qui a été notre force. Malgré notre manque d’expérience, l’engouement était bien là. Pour être « bon », il est essentiel en danse et musique africaines de lier la « technicité » avec les « sens » afin de laisser exprimer l’art avec vie et passion. Ainsi né une musique et une danse chaleureuse, pleine de sourire et d’unisson.

 

La troupe proposait des animations pour des particuliers, des collectivités. La scène étant une bonne formation, nous avons fait à l’époque divers spectacles dans de nombreux lieux différents : des marchés de noël, Téléthons, fête de villages, des maisons de retraite, des festivals, des fêtes de CE, des anniversaires ou mariages, allant de la simple démonstration, aux montages de spectacle jusqu’aux ateliers d’initiations.

Encouragée par Catherine ROMERO, j’ai débuté l’animation de cours réguliers à partir de 2006 à Longpont-sur-Orge (91 - Association Longpont Demain). Je proposais alors un cours niveau « débutant » avec pour annonce « le partage de ma passion ». Ce qui reste, à ce jour, mon leitmotiv que ce soit dans le cadre des cours ou d’une représentation.

 

Toujours dans un objectif d’évolution, j’ai ensuite fait la connaissance d’une ancienne danseuse étoile du ballet national de Bamako à deux pas de chez moi. En 2007, je rencontre Awa KOUYATE avec qui je débute un apprentissage de danses africaines traditionnelles maliennes.

Awa KOUYATE

http://www.tambourlingueurs.fr/crbst_9.html

Awa Kouyaté est une danseuse traditionnelle malienne qui, après avoir été lauréate de la biennale artistique du Mali en 1982, intègre le Ballet National du Mali où elle brillera comme danseuse étoile pendant 18 ans. Elle travaillera avec Mathilde Monnier et le Centre Chorégraphique National de Montpellier durant sept ans. Depuis 2000, Awa enseigne son art en France et de par le monde aux danseurs novices aussi bien qu'aux professionnels avec une énergie et une passion intacte.

Les cours sont proposées par l’Association La Compagnie des Tambourlingueurs qui a une philosophie qui a tout de suite résonné en moi :

La Compagnie des Tambourlingueurs

http://www.tambourlingueurs.fr/

 

« Convaincus que notre bagage culturel cimente nos attitudes et comportements, nos peurs mais également nos désirs, nous pensons que chacun est à la fois porteur de ses traditions mais aussi acteur de l’évolution et de l’enrichissement de sa propre culture.

En ce sens, nous considérons que la culture est avant tout « à vivre » et que ses meilleurs vecteurs sont le don et le partage. Elle permet de découvrir et d’apprécier la richesse de l’autre, au-delà de ses différences, et représente en ce sens une belle manière de vivre ensemble. »

 

Mes cours de Longpont-sur-Orge ont eu leur succès, si bien qu’en 2009, un second cours est ouvert par l’Association Longpont Demain. Ainsi il y avait un cours « débutant » et un cours plus poussé avec les élèves inscrits depuis quelques années à qui j’ai pu proposer une approche plus traditionnelle de la danse.

 

Il me paraît alors essentiel que les cours offrent une ouverture sur la culture africaine (de l'Ouest) et un lâcher prise. Ceci grâce à l’apprentissage de chants et de danses traditionnels ou contemporaines et des musiques dynamiques joués en live par des percussions en polyrythmie. La séance repose sur l’apprentissage de chorégraphies, sur un son progressif et sur la chaleur du groupe. La pratique de la danse permet d'améliorer l'endurance, la force musculaire et la confiance en soi.

Octobre 2010, l’occasion m’est offerte devoyager au Mali où j’ai fait la magnifique et inoubliable rencontre du peuple Dogon.

Peuple Dogons

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogons

 

Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l'Ouest. Leur population totale au Mali est estimée à 700 000 personnes. Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger. Quelques Dogons sont installés dans le nord du Burkina Faso, d'autres se sont installés en Côte d'Ivoire.

Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes. Il existe aussi une langue secrète, le sigi so, langue réservée à la société des masques. Les Dogons sont liés avec l’ethnie des Bozos par la parenté à plaisanterie (appelée sinankunya au Mali). Dogons et Bozos se moquent réciproquement, mais, parallèlement, se doivent mutuelle assistance.
 

Avril 2012, par l’intermédiaire d’un congé solidaire au Bénin avec les artistes musiciens, danseurs et chanteurs de la Région Nord-Ouest Bénin, j’ai pu prolonger mon séjour pour suivre unstage intensif en danses traditionnelles béninoises avec Clément KAKPO. Il fut un grand maître en me proposant un travail de la danse basé sur la répétition et la persévérance. Enfin, il m’a permis de danser aux côtés des musiciens et danseurs de sa troupe.
 

Clément KAKPO

http://www.soupekandia.fr/clement-kakpo

 

Danseur et interprète, chorégraphe, professeur de danse et musiciendepuis 1983, Clément Kakpo, alias « Gentil », est passionné par la musique et les danses traditionnelles béninoises. Il connait dans le détail la diversité immense des danses et des musiques du Bénin et la transmet depuis presque 15 ans à ses nombreux élèves.

Il rejoint le Ballet National du Bénin en 2000, en tant que danseur et maître chorégraphe. Il obtient en 2005 la médaille d’or aux 5èmes Jeux de la Francophonie dans la catégorie danse de création d’inspiration traditionnelle. Parallèlement, il est aussi le premier chorégraphe de la célèbre troupe Ori Danse Club.

Par le biais de ces deux prestigieuses institutions, il fait de nombreuses prestations artistiques dans le monde entier (Afrique, Europe, Etats-Unis, Amérique Centrale, Japon, etc), mais aussi pour la télévision. Il participe activement à de nombreux événements nationaux et internationaux : Festival International du Spectacle Solo de Cotonou (FISSC), Festival International du Théâtre de Bénin (FITHEB), Festival National des Arts et Culture (FESNAC), Festival « Danse meets Danse » au Nigeria,  Festival des Danses Africaines (FESDA) au Togo, etc.

Ses créations contemporaines s’alimentent des danses traditionnelles et abordent des sujets comme le changement culturel, le rapport au sacré, la différence.

En 2007, il participe à l’Ecole des Sables au Sénégal au projet « Rencontres dansées de l’Afrique et de sa diaspora » organisé par Germaine Acogny, qui avait pour objectif d’amener 35 chorégraphes africains et de la diaspora à se rencontrer. (Voir à ce sujet le très beau documentaire de Elodie Lefebvre pour TV5 Monde : Documentaire Cassa Cassa)

Pédagogie et transmission

Depuis 2006 il met son savoir faire au service de la jeunesse béninoise dans le cadre du Cercle artistique culturel Oshalna, par des cours et des stages de danse et musique. Il est aussi un des fondateurs de Gankéké-Kpanzo, et participe à de nombreux projets artistiques au Bénin et en Europe.

Sa collaboration avec l’association Soupe Kandia démarre en 2008. Il intervient en tant que professeur de danse et de percussions pendant les stages organisés par l’association au Bénin.
 

Septembre 2013, m’adaptant à la demande des sportifs de Longpont-sur-Orge, je transforme le contenu de mes deux cours de la manière suivante :

Un cours de danses rythmiques africaines et un cours de danses africaines. Ainsi les élèves, bien souvent des mamans, peuvent opter soit pour un cours « pas prise de tête » où l’on s’applique à bouger en musique, soit pour un cours pour ceux qui ont envie d’élargir les connaissances, la technique et la découverte des origines des danses africaines.

 

A côté des cours, je collabore aussi à des projets artistiques : tournage de clip et animations danse sur les concerts pour les « Bas de Jeanne », des ateliers d’initiation à la danse africaine (conservatoire Orly, anniversaire de particuliers, CE etc), des démonstrations, des installations artistiques, etc.

Juillet 2013, je participe à la création del’Association internationale de promotion des savoir-faire durables. Plusieurs issus de l’univers de la culture africaine, des danseurs aux joueurs, avons imaginé un système de pont reliant les passionnés d’ici avec les joueurs et danseurs d’Afrique, dans un but de sauvegarde et de promotion des savoirs traditionnels et culturels.

Le projet de « Passerelle vers les origines de la danse » est alors lancé.

Il vise à mettre en lien les passionnés de la danse africaine du territoire français avec les « gardiens » des savoir-faire  et de la culture africaine. Malgré un véritable engouement, en France, pour les activités d’apprentissage de la danse et de la musique africaines, la démarche de conservation du patrimoine culturel africain reste insuffisante.

En parallèle, je continue bien sûr à me former. Principalement en suivant les cours d’Awa KOUYATE, puis récemment en participant aux stages proposés par Manu SISSOKO.

 

Automne 2013, sur les conseils d’une amie danseuse, je tente pour la première fois de suivre un stage de Manu SISSOKO : une grande danseuse et très bonne pédagogue dont il faut absolument faire la connaissance. Sa passion l’a mené dans un incroyable perfectionnement et impulse une énergie communicative.


Manu Sissoko


http://manusissoko.jimdo.com/

 

Dansant depuis ses 13 ans, Manu se forme d’abord à la danse contemporaine. Elle se spécialise en danses africaines et se forme auprès de chorégraphes reconnus. En même temps, elle suit un cursus en ethnomusicologie à Nanterre et s’intéresse au lien danse/musique/identité chez les Khassonkés de la Région de Kayes au Mali. Elle rédige un mémoire sur le Dansa et sur son rapport avec les structures identitaires de la communauté Khassonkée. EN 2003, elle intègre la Troupe du District de Bamako au Mali et participe à plusieurs de leurs créations (Tata Sylla, Dounoumba, Musée …), elle participe en tant que danseuse eux divers cérémonies de Bamako et en tant que danseuse soliste dans les cérémonies des griottes Khassonké Dédé Koité et Oumou Dédé Damba.
 

Mon chemin est encore long … mais cela  me réjouit car rien est plus motivant que d’avoir encore une marge de progression devant soi et de devoir s’investir avec cœur pour pouvoir avancer à petits pas sur la route ensoleillée de l’apprentissage de la danse africaine.

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14 juillet 2014, 18:54
 

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