Association Internationale de Promotion des Savoir-Faire Durables

Atelier Percussion du 15 janvier 2017

Pour débuter cette journée du Rythme de l’Afrique, j’étais heureux de commencer en initiant les participants aux polyrythmies d’Afrique Occidentale. L’atelier était ouvert à tous les niveaux, ce qui fait que nous avons accueilli aussi bien des personnes n’ayant jamais touché un djembé, que d’autres ayant plusieurs années de pratique dans les mains. Ils étaient une trentaine à participer, sans compter les accompagnateurs, des joueurs expérimentés, qui avaient pour rôle d’aider chacun un groupe. En effet j’avais décidé de diviser les groupes par sections, deux groupes sur des accompagnements djembé, un groupe au kenkeni, un groupe au sanbang, un groupe au doum et un dernier pour faire des phrases et accompagnement au djembé.

Nous avions décidé de faire le rythme Maraka, car c’était le rythme que nous faisions aussi pour l’atelier de danse, d’où cette envie d’une corrélation entre les deux. L’atelier a remporté un grand succès, avec beaucoup de félicitations pour la mise en place de cet atelier. L’engouement devant ces instruments et ces rythmes que nous faisions tous ensemble, a presque entraîné certains participants dans un état de « transe » selon leurs propres mots. De plus cela a permis à deux participants d’avoir envie de continuer et de s’inscrire dans les ateliers d’un confrère, Quentin Cadot, qui donne des cours en Essonne.

La difficulté était de réussir à faire jouer ensemble tous ce petit monde, opération réussit avec succès grâce aux participants qui ont su se mettre au service de la musique et de nous offrir une belle version de Maraka.

Merci à vous pour ce beau moment.

 

Ci-dessous vous pourrez trouver des explications sur le rythme Maraka.

 

« Dans le pays Soninké d’où il est originaire, le maraka est appelé sambali (ou tinguitan dans les régions occidentales comme le Diafounou) et il est exécuté à l’occasion de toutes les fêtes populaires pour faire danser les femmes (notons que les termes Soninké, Maraka et Sarakollé désignent la même ethnie). « Le rythme se joue avec deux ou trois djembé, et selon les régions, un dounoun (sans cloche) et / ou un n’tamo si le griot participe à l’événement. Contrairement à « goï » (ou sounou) par exemple, les pas de danse employés sur sambali ne sont pas nombreux et ils ont été assez fidèlement exportés vers la capitale.

Ce rythme connu partout au Mali sous le nom de « maraka don » (la danse des Maraka) est tellement populaire à Bamako qu’il est l’un des plus joués, partageant ce succès avec les seuls soukou, dansa et les différents djeli foli (rythmes des griots, ndlr). Le marakadon bamakois qu’on appelle aujourd’hui plus communément maraka est généralement un mélange entre le sambali et le tagué khassonké (danse des forgerons) dont le thème est repris par le dounoumba. »

(Source : Mémoires de djembéfola, Essai sur le tambour djembé au Mali, Julien Comtet, L’Harmattan, 2012)

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