Association Internationale de Promotion des Savoir-Faire Durables

Le Coin des Chroniques



Les Chroniques d'Arthur Série Les Tata Somba, habitats traditionnels de kutammuku Épisode 2 : Les origines mythiques des Tata Somba et de son peuple

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Le patrimoine architectural Béninois est constitué d'une grande diversité d’habitations dont la plus célèbre est l’habitation à étage de Boukombé, appelée plus communément Tata Somba. Les habitations à étage de l'Atacora sont éparpillées, à la fois sur la montagne et dans les plaines, sur une superficie d'au moins 400 km2. La Région de Birni marque la limite de ces constructions. Les peuples qui ont adopté cette forme d'architecture sont regroupés sous le nom générique de Somba.

L’origine de cette forme de construction demeure toujours mythique. Elle est intimement liée à celle même du peuple. Ce dernier aurait immigré de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), traversant la plaine du Gourmand, se stabilisant dans la chaîne des montagnes de l’Atacora avec et débordant sur le territoire du Togo. Il se serait réclamer de « Dinaba » faisant allusion à l’Empire de Mossi MORO NABA. En effet, ne voulant pas se soumettre à la domination religieuse que tentaient de leur imposer les Mandingues et les Sonrais, il aurait ainsi quitter le territoire de l’Empereur pour se réfugier dans les montagnes.

 

D'une manière légendaire, on raconte que des clans sont descendus du ciel. Il s’agirait notamment de ceux qu’on appel les « Batchaba ». Dans un village situé à une quinzaine de kilomètre environ de Boukombé on retrouve les vestiges du « Tata » tombé du ciel avec l’ancêtre des « Batchaba ». C’est un peuple exceptionnel caractérisé par une pratique très fortes de rites cérémoniels très mythiques qui accompagnent toute leur existence.

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12 mars 2017, 11:11
 

Les Chroniques d'Arthur Série Les Tata Somba, habitats traditionnels de Kutammuku Épisode 1 : Invitation au voyage – laissez moi vous décrire le paysage en quelques mots ...

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Dans le Nord-Ouest du Bénin, s'étend la région de Kutammaaku, par-delà la frontière jusqu’au Togo. Elle abrite les Batammariba dont les habitations en terre à architecture très élaborée sont devenues un symbole, figurant d'ailleurs dans les armoiries du Bénin. Ici, la nature est étroitement liée aux rituels et aux croyances de la population.

L'horizon culturel doit son aspect à ses remarquables Tatas Somba. Ces maisons composées de tourelles sont le reflet de la structure sociale, de la vie des terres agricoles et des forêts, et du lien entre le peuple et son écosystème.

De nombreuses Tata Somba comptent deux étages, et celles dotées d’un grenier sont reconnaissables par une forme quasi sphérique surmontant une base cylindrique. Certains bâtiments possèdent des toits plats, d’autres des toits de chaume coniques. Les maisons sont regroupées en villages qui comprennent également des espaces cérémoniels, des sources, des rochers et des sites réservés aux cérémonies d’initiation.

Exemple de système de société traditionnelle toujours en vie, le Pays Somba, abrite un peuple dynamique, perpétuant des pratiques traditionnelles et durables. Il reflète la culture singulière d’un peuple et témoigne de la force de l’association spirituelle entre l'homme et la nature, telle qu’elle se manifeste par la vie en symbiose entre les populations locales et les ressources naturelles environnantes.

Si le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir, celui culturel et naturel du Pays Somba sont deux sources irremplaçables de vie et d’inspiration. Des lieux aussi extraordinaires et divers que les étendues sauvages du parc national de la Pendjari en Afrique de l’Ouest.

Ce qui rend exceptionnel le concept de patrimoine mondial, c'est son concept d'universalité. Les sites « classés » appartiennent à tous les peuples du monde, sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situés. La Maison du Voyage Durable et Solidaire, située au cœur de cette région, encourage chacun à s'identifier et à se mobiliser sur des projets œuvrant pour la durabilité, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité.

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13 février 2017, 16:12
 

Les Chroniques d'Arthur Vos prochaines vacances à la Maison du Voyage durable et solidaire de Natitingou?

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Un prix abordable

Nos séjours concilient à la fois une bonne qualité de service avec des frais de participation accessibles. Vous aurez l’assurance de contribuer à la mise en oeuvre de projets durables et soliadires. Les frais sont établis en fonction de vos envies et comprennent généralement l’hébergement, la restauration (en pension complète) et le transport entre l'aéroport et votre site de séjour.

 

Accompagné de la préparation à la tenue de votre séjour

Ce qui caractérise notre organisation, c’est la présence d’une équipe en France et d'une autre sur le terrain.

En France, nous vous guidons et étudions avec vous les différentes options pouvant composer votre séjour et venons en appui lors de la phase de la préparation.

Au Bénin, nous vous accueillons et accompagnons tout au long de votre séjour. Nous sommes garants de votre sécurité grâce à des équipes proches de vous. Votre trajet de l’aéroport international d’arrivée à votre destination (A/R) est assuré par véhicules respectant les normes de sécurité.

 

Effectuer un séjour totalement personnalisé

La MVDS vous permet une personnalisation de votre séjour : selon votre disponibilité et vos envies. Votre date de départ ne suit en aucun cas un calendrier annuel pré établi. C’est l’un de nos atouts, car selon nous, si partir en vacances solidaires est s’engager, la notion de contrainte n’a pas lieu d’exister. Le choix de votre séjour doit juste tenir compte des actions de la Maison selon les destinations. Notre rôle consiste simplement à vous aider à adapter votre séjour à vos demandes spécifiques, ce qui nécessite de nombreux échanges d’informations entre vous et notre équipe en France et au Bénin.

 

Des vacances utiles

Voyager à la MVDS, c’est vous engager dans une réelle expérience humaine dont l’objectif majeur est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. D’une durée illimitée, nos séjours visent grâce à la durée et à l’investissement personnel, la mise en œuvre sur le terrain d’un travail de qualité.

 

Principe d’un séjour

Vous souhaitez découvrir des événements culturels, des métiers ou des sites naturels exceptionnels ou des projets durables, ou encore vivre et partager des expériences ? Effectuer l’un des séjours personnalisés à la MVDS vous ne serez pas déçu. Vous êtes attendus :)

 

Comment choisir composé son séjour ?

Notre principe est la culture au service du développement. Nos séjours s’inscrivent dans une dynamique d’intégration culturelle afin de mieux comprendre les réalités locales et agir. Ainsi les actions peuvent porter sur la valorisation du patrimoine culturel, la santé, l’éducation, le développement, l’agronomie, l’environnement, l’eau. Dans tous les cas, votre séjour comprendra une partie "mission durable et solidaire". Cette mission sera un enrichissement partagé à la fois par le voyageur et par les acteurs locaux.

 

Séjour culturel

Envie de décourverte de l’environnement culturel local, en parcourant un large éventail artistique et culturel ? Vous êtes invité à contribuer à la valorisation de la culture locale à travers des projets artistiques et culturels aux choix. Que vous soyez un professionnel du domaine de la culture, que vous soyez un amateur ou que vous pratiquiez un métier dans le domaine, vous échangerez une expérience précieuse avec les acteurs culturels. Cette mission est adaptée à tous les niveaux de qualification et d’expérience du secteur culturel pour découvrir une tradition encore authentique.

 

Séjour agricole

Les séjours agricoles offrent la possibilité de s’initier à la cuisine locale, de dégustation des mets locaux, de visiter les usines traditionnelles de production et de transformation agricole etc.

 

Séjour santé

A travers ce séjour, vous aurez l’opportunité d’observer et de comprendre la réalité de la santé publique en Afrique et en Europe. Ce sera pour vous, à la fois une découverte et une compréhension du milieu et ses contraintes dans un environnement dont les caractéristiques diffèrent du vôtre. C’est une expérience qui donnera du sens à votre vocation. Ce séjour est adapté à tous les niveaux de qualification et d’expérience des personnels de santé…

 

Séjour éducation

L’accès à l’éducation dans les écoles des pays en voie de développement, est confronté à d’énormes difficultés liées à un déficit ou à l’inexistence des moyens financiers et des matériels scolaires d’appui pour l’éducation. Votre séjour peut prendre plusieurs formes  sur la base du soutien scolaire : aider des enfants à la pratique du français, faire de l’animation parascolaire avec nos centres qui vise à favoriser l’éveil des enfants, à faire des jeux ou des séances de lecture en dehors du cadre scolaire.

 

Séjour animations para scolaires

Dans le cadre de l’animation des Centres de Jeunes et de Loisirs (CJL), nous accordons une place très importante aux activités physiques et aux travaux manuels : en effet, cela aide les enfants dans leur développement et à découvrir d’autres moyens d’expression. Vous créerez et vous organiserez avec nos animateurs locaux, des activités et des séances qui portent sur l’épanouissement de l’enfant à travers diverses activités : Foot, gymnastique, danse, jeux, peinture. Vous êtes également libre de proposer votre sport favori.

 

Séjour développement économique

Avant de mettre en œuvre des programmes sur le terrain, il convient de s’assurer que ceux-ci répondent bien aux besoins locaux et sont conformes aux principes du développement durable. Nous proposons donc des séjours de conseil et d’étude qui visent à recenser les potentialités d’une communauté et à bâtir un projet à moyen ou long terme.

Ces projets sont souvent centrés sur le développement économique et concernent en priorité l’agriculture, l’artisanat et le tourisme solidaire.

Vous pourrez aussi participer à des projets de développement économique (création d’une coopérative, création d’une marque pour le commerce équitable...), à des projets de protection de l’environnement (définition de programmes de protection d’espèces animales en voie de disparition, politiques de reboisement)...

 

Séjour agronomie et groupements de femmes

L’agriculture africaine fait face à des défis importants pour répondre aux besoins croissants de sa population. Et pourtant, les atouts ne manquent pas pour engager des politiques agricoles nouvelles et réellement adaptées au terrain. Notre priorité dans ce domaine va à la création de groupements de femmes qui permettent de favoriser une approche communautaire de l’agriculture. Dans ce contexte, les séjours d’accompagnement sont multiples : conseils agronomiques, formation, contribution aux travaux des champs, suivi des cultures, conseils sur la logistique...

 

Séjour eau

En fonction des besoins locaux, nous intervenons sur des programmes d’accès à l’eau potable dont les dimensionnements dépendent des contraintes locales : puits simples, systèmes d’adduction d’eau complexe... Vous pouvez accompagner ces projets sur le terrain mais à la fois dans les bureaux d’étude. L’eau ce sont aussi les projets d’irrigation pour les cultures.

 

Séjour environnement

La notion de protection de l’environnement est certainement la plus difficile à faire passer car elle vient après des préoccupations plus basiques liées à la faim, l’insécurité sanitaire, le manque de ressources... C’est pourquoi ces séjours sont encore plus passionnants car elles demandent de la conviction et un engagement fort. En outre, ces séjours sont variés et traitent de différents thèmes : opérations de reboisement dans les montagnes, protection des sites naturels...

 

Séjour tourisme solidaire

La plupart des localités de Kutammaaku sont encore très peu visités. C’est une chance dans la mesure où des politiques de tourisme solidaire peuvent être encore mises en œuvre. Nous proposons des séjours centrées sur ce thème : réflexion autour de politiques de tourisme responsable, création de circuits en concertation avec les populations locales, accompagnement de groupes...

 

Comment choisir sa localité ?

Les villes, et villages dans lesquels nous intervenons sont nombreux. Mais il faudra bien en choisir un. Choisissez votre localité de base en fonction de vos aspirations et surtout des différentes tâches que vous souhaiteriez mener. Ensuite vous avez la possibilité de parcourir toutes les régions pour d’autres découvertes à votre guise. 

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13 février 2017, 16:11
 

Les Chroniques d'Arthur Arthur vous ouvre les portes de la maison du voyage durable et solidaire

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MAISON DU VOYAGE DURABLE ET SOLIDAIRE

 

Créer une dynamique de voyage durable et solidaire est devenu notre principal enjeu car ...

la ville de Natitingou se situe dans la Région du Kutammaaku (patrimoine mondial de l’UNESCO (Nord-est Togo Nord-ouest Bénin) qui dispose de nombreux atouts pour être une grande région touristique mais qui souffre d'un manque de dynamisme collectif permettant son développement. L'idée est alors née d'organiser des séjours dont les retombées économiques profitent directement aux populations locales.


La Région ne manque pas d'atouts  : diversité des paysages, riche patrimoine naturel et culturel, ressources humaines et historiques, situation géographique et même un climat idyllique.

 

Cette année, optez pour un voyage différent !

 

Les voyages sont adaptés en fonction de la demande faite, mais sont tous réalisés afin de :
 

  • Favoriser la rencontre et l’échange entre les voyageurs et les populations locales,
  • Améliorer les conditions de vie des populations locales par leur implication dans l’organisation des voyages (hébergement chez l’habitant, nourriture locale, guides locaux...)
  • Financer des projets de développement durable bénéficiant à toute les communautés

 

Les formations solidaires et durables

Dans Le But de la découverte, des échanges d'expériences et de fraternité autour des Savoir Faire Durable pour la dynamique du réseau. La Maison du Voyage Durable et Solidaire initie des rencontres de renforcement des capacités avec les acteurs locaux dans les domaines de la gestion de leur cadre de vie, l'accueil des publics, la conversation préventive et la médiation culturelle. Cette mise à niveau des compétences des acteurs locaux contribuera efficaement à leur implication dans la cause d'une valorisation de leur patrilmoine. Tout est conçu en fonction des différentes compétences des voyageurs.

 

La construction de nos voyages durables et solidaires

Tous nos voyages font le fruit d’une rencontre avec des partenaires locaux qui partagent notre éthique du voyage. Ils sont étroitement associés à toutes les étapes de la construction de nos voyages durable et solidaires ce qui permet de proposer des voyages responsables de qualité : voyages culturels, randonnées découverte, voyages en liberté.

Nous nous engageons sur une rémunération équitable de tous nos partenaires locaux (guides, familles d’accueil, transporteurs…) afin de leur permettre de vivre dignement de leur travail.

 

Le plaisir du voyage responsable

Nous proposons des voyages éthiques singuliers, en grande partie hors des sentiers battus.

En solitaire ou en groupes avec au choix, hébergement à la MVDS, chez l’habitant, hôtel... Les guides et partenaires locaux vous ouvriront leurs portes pour vous faire vivre de vraies rencontres, loin du tourisme de masse.

Grâce à notre maîtrise des destinations, nous nous occupons de tout pour qu’il ne vous reste que le plaisir de voyager intensément.

 

Les activités de renforcement des capacités autour des savoir faire durable attendus sont

La collecte et la valorisation de la tradition orale, des contes, chansons et pratiques culturelles communautaires par la recherche et la radiodiffusion

La réalisation d’opérations de sauvegarde de la mémoire collective, les logos identitaires, les toponymes

La promotion des expressions artistiques et culturelles à travers le FESTICONAT

La prise en compte des valeurs endogènes dans l’éducation parascolaire

L’organisation annuelle de plusieurs manifestations culturelles et cultuelles

La promotion des identités des communautés locales à travers tout koutammakou.

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14 décembre 2016, 21:11
 

Les Chroniques d'Arthur Sauvegarde du patrimoine culturel des Tammaris par la reconnexion des jeunes à leur culture

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Sauvegarde du patrimoine culturel des Tammaris par la reconnexion des jeunes à leur culture (Bénin – Afrique de l'Ouest)
Conservatoire de danses cérémonielles et rituelles Tammari (CDCRT)
À PROPOS DU PROJET
La jeunesse scolaire du Bénin subit le poids d’une extraversion culturelle dont la principale manifestation est la méconnaissance voire le mépris des expressions culturelles nationales. Très peu des enfants béninois savent encore danser les danses traditionnelles du Bénin. Ne sachant pas s’exprimer aisément dans les langues nationales, ils n’apprécient guère plus les chants légués par l'histoire. Cette jeunesse scolaire étant l’avenir de notre pays, il est urgent de prendre les dispositions pour remédier à ces carences et pertes croissantes de l'intérêt pour l'héritage culturel. Il semble alors nécessaire que la jeunesse béninoise puisse se réapproprier sa culture nationale matérialisée par les chants et les danses traditionnels du Bénin.
Chef de projet : 
La mission CDCRT est de faire redécouvrir, d’entretenir, de revivifier et de perpétrer la richesse et la splendeur des sons, des rythmes, des chants, des chorégraphies, des costumes et instruments de musiques du peuple Tammari et du Bénin et du Togo.
Il s’agit donc par ce projet de renforcer les capacités de ce Conservatoire pour en faire une véritable institution dotée des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission d’éducation de la jeunesse pour l’émergence béninoise de type nouveau, débarrassé du complexe d’infériorité culturel et de tout préjugé. Un béninois réconcilié avec lui-même et dont l’initiative libérée fait un producteur enthousiaste et un consommateur avertis de bien culturels endogènes. Et qui a pour double mission de constituer la collection de l'héritage culturel du Nord du Bénin.
 
Résultats escomptés
L’objectif global est de sauvegarder, de protéger et de promouvoir la richesse du patrimoine culturel immatériel que sont les chants et danses traditionnelles du Bénin. Les objectifs spécifiques prévus à cet effet sont de capitaliser les 8 ans d’expérience du Conservatoire dans ce domaine et le renforcer par :
 
Principales activités
L’organisation des ateliers de formation pour le renforcement des capacités des élèves du conservatoire et de leurs formateurs
L’organisation de 8 mois de cours de danses au profit d’une centaine d’élèves du conservatoire toute promotion confondue
L’organisation de 8 spectacles gratuits à destination des jeunes scolarisés
L’équipement en outil de travail moderne et performant le conservatoire pour lui permettre de mener à bien sa mission de collecte et d’archivage de l'enseignement et la diffusion des chants et danses traditionnelles du Bénin.
 
Population ciblées
Dans l'ordre de priorité :
La population du monde scolaire (élèves et intervenants pédagogiques)
Les populations défavorisées
Les populations issues du tourisme durable
Méthode
Organiser des ateliers de formation à l’intention des élèves du conservatoire afin de les amener à savoir écrire et lire les chants, la musique
Savoir codifier, exécuter et composer des chorégraphies
Organiser une session de formation de danse, d'une durée de 8 mois, à destination d'un public d’élèves sur sélection (environ 100 élèves) et à raison de 4h hebdomadaires.
Organiser de 8 spectacles gratuits à destination de la population scolaire
S'équiper d'outils de bureautique et de multimédia performants
Les différents acteurs du projet en partenariat avec le CDCRT
Le Ministère de la culture a promis de doter le Conservatoire de bâtiments. 
L’Union Européenne a financé et continuera de financer les recherches sur le patrimoine culturel et les activités de CDCRT qui sauvegardent, protègent et valorisent le patrimoine culturel immatériel du Bénin.
La mairie de Natitingou a mis gracieusement à disposition des locaux.
La FLASH (toujours sans département des Arts) soutient le CDCRT à travers son département des Sciences du Langage et de la Communication. Ce dernier a toujours mis ses ressources humaines à la disposition du CDCRT pour le recueil et l’exploitation des éléments de tradition orale. 
Les commissions Nationales de langues sont intéressées par les recueils de chants.
Frédéric Cellé, chorégraphe et diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon est intéressé par la création d’une chorégraphie de danse africaine traditionnelle composée de diverses danses africaines de différentes origines. Il propose un transfert de compétence en matière de codification et de composition des danses, pendant que le projet lui offre les moyens d’accéder à des expressions corporelles diversifiées et originales.
Pour mener à bien ce projet, le CDCRT peut compter sur les enseignants du DSLC pour l’enseignement de la transcription et la traduction des textes chantés. Il fera appel aux professeurs de musiques des lycées et collèges pour l’enseignement du solfège.
Julie Chadouteau, chorégraphe, danseuse et animatrice de cours de danses traditionnelles d'Afrique de l'Ouest a fait son expérience en France et au Bénin, aura la charge de l’enseignement de la codification des pas de danse.
La supervision générale des activités du projet sera assurée par le professeur Rigobert Kp. KOUAGOU, président du Conseil d’Administration du CDCRT assisté du professeur Arthur BAPAKI. Ces responsables s’appuieront pour l’encadrement des élèves, sur les instructeurs de danses traditionnelles recrutés parmi les anciens élèves du Conservatoire.
 
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31 mars 2015, 14:06
 

Les Chroniques d'Arthur Manifeste de l’Institut Culturel Somba - Escale au « Pays Somba »

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Le paysage du « Pays Somba », situé dans le nord-ouest du Bénin, s’étendant par-delà la frontière jusqu’au Togo, abrite les  « Somba » ou les « Tamberma » dont les remarquables maisons à tourelles en terre constituent une attraction pour tout visiteur qui se rend dans ces contrées reculées. C’est un peuple malheureusement encore qualifié « d’inférieur » par les autres.

 

Des acteurs culturels pour un développement durable

La culture, cet empire qui nous gouverne au quotidien et rythme l’essence même de notre personnalité constitue la teinte indélébile de notre moi. Elle donne à notre conscience une perception des valeurs éthiques, matérielles et immatérielles. La culture Somba est originale et Africaine profondément. Elle est traduite et matérialisée dans les armoiries nationales de la République du Bénin par le symbole du Tata, lui-même inscrit au patrimoine immatériel mondial depuis 2004 à l’UNESCO.

 

En cette ère de mondialisation programmée de la culture, l’espace laissé par la gouvernance des pays africains aux cultures traditionnelles originales et symboliques de nos patrimoines respectifs est très restreint et même insignifiant. Pourtant la culture apparaît comme le terrain de rencontre et de dialogue fécond entre les peuples. Elle est l’élément identitaire sur lequel on peut fonder les hypothèses de développement. Paradoxalement les valeurs prônées par la globalisation elle-même ne sont pas représentatives de l’impact au quotidien des traditions sur les sociétés modernes et traditionnelles, africaines notamment.

 

L’Institut Culturel Somba (ICS) arrive dans le paysage associatif Béninois avec un label culturel identitaire pour participer au développement à travers l’effort de libération de l’espace national, culturel et médiatique pour les cultures traditionnelles endogènes. Il représente pour l'identité et la culture Somba un lieu pluridisciplinaire central de recherche, de réflexion et de proposition. En effet, le combat contre la pauvreté devrait être conduit par des acteurs éprouvés aux valeurs du milieu, substratum nécessaire à la maîtrise d’un destin « inculturé » et endogène dans la modernité. Pourra-t-il faire briller de tous ses feux une culture mal connue parce que séquestrée par des complexes ?

 

L’ICS se fixe en conséquence quatre missions fondamentales :

> l’affirmationde la culture Somba dans le réseau des autres cultures nationales, internationales, traditionnelles endogènes et originales,

> la réhabilitationdes valeurs traditionnelles Somba et de leurs lettres de noblesse ternies par l’ignorance, le parti pris et l’exclusion , les préjugés et les idées préconçues, les complexes tribalistes et les discriminations ethnocentriques.

>la promotion de toutes les valeurs endogènes positives et contributives à l’épanouissement humain, au savoir ainsi qu’au savoir-faire, à l’enrichissement des langues nationales africaines comme des vecteurs de transmission de la connaissance et de maîtrise des canaux de communication entre les Communautés nationales et internationales.

> la consolidationdes valeurs culturelles ainsi réhabilitées pour en fixer le contenu, l’héritage et le patrimoine afin d’immortaliser par la conservation tous les vestiges en péril sur les plans historique, spirituel et architectural, dans l’ère épicentrale Somba et dans celle de son rayonnement béninois et transfrontalier Ouest –Africain notamment.

 

L’action de l’ ICSse fonde sur les principes suivants :

> la culture comme identité des peuples et de leur originalité propre,

>le respect, l’acceptation et l’intégration des autres cultures sans distinction et sans discrimination,

>le rejet de toute forme de discrimination culturelle ainsi que de tout traitement et comportement discriminatoires,

> la culture comme tremplin, base et atout majeur à l’intégration et à l’unité nationale doublées d’une fonction incitative de tolérance, de stabilité et de promotion du développement,

> la promotion des valeurs et de la culture endogènes nationales et africaines,

 

Sur la base de ces principes, l’Institut appelle à une large mobilisation nationale, sous-régionale et africaine et internationale pour l’affirmation des cultures endogènes et pour la défense de leur patrimoine respectif.

 

En conséquence, et dans son action formelle, l’ICS voudrait être un acteur privilégié et un partenaire de choix aux plans de la recherche, de l’enseignement et de la médiatisation de la culture Somba.

 

L’institut se propose d’agir au cœur du politique, de l’économique, du judiciaire, de l’éducatif, du social et du culturel pour une contribution de qualité et endogènique en vue d’éclairer la prise de décision et l’action des acteurs et partenaires publics et privés, gouvernementaux et non gouvernementaux.

IDENTITÉ DE L’Institut

 

L’Institut Culturel Somba se définit comme une famille des associations et institutions de la société civile pour exercer un lobbying culturel autour des enjeux et des défis de la culture traditionnelle, endogènique aux sociétés africaines. Au nombre de ses moyens d’action l’ICS s’appuie sur la négociation, le marketing social, les démarches auprès des décideurs par tous les moyens légaux, reconnus, recommandés et recommandables.

 

Par ailleurs, et sur les sociétés traditionnelles elles-mêmes, l’Institut Culturel Somba voudrait  sensibiliser, mobiliser et organiser les partenaires de la culture traditionnelles en vue de l’exhumation, de la fixation et de la conservation des valeurs, produits et patrimoines de référence aux fins de leur valorisation et de leur transfert au développement et à l’épanouissement de la personne humaine dans les domaines du savoir, du culturel, du récréatif, du ludique ...

 

Ce manifeste est donc un appel à toutes les forces citoyennes qui en acceptent le concept, partagent les défis de la culture traditionnelle et qui sont disposées à être au nombre des acteurs, partenaires, animateurs, gestionnaires et/ou mécènes. Le message invite toutes les personnes à se manifester sans délais et à leur convenance, en vue de la mise en œuvre d’un cadre de réflexion d’analyse sociale et d’éducation populaire qui entend apporter sa contribution aux luttes de libération des couches populaires du « Pays Somba » par le biais de la réflexion théorique, de l’analyse et de l’accompagnement des groupes à la base.

 

Les adhésions et toutes les observations sont à adresser aux contacts de l’association AIPSFD

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27 août 2014, 10:14
 

Les Chroniques d'Arthur Culture et développement Durable en AFRIQUE : LEURRE OU LUEUR ?

Category: Le Coin des Chroniques

Avec l’effet de la mondialisation et donc également de la globalisation, certaines cultures sont menacées de disparition. L’ampleur du phénomène est particulièrement inquiétante pour les communautés africaines, qui pour la plupart sont encore très fragiles.

 Consciente du phénomène, l’UNESCO a organisé un sommet de réflexion sur le patrimoine culturel africain en 2003 afin de statuer sur la question. De nombreuses recommandations ont été transmises aux différents chefs d’Etat incitant à travailler à la valorisation et à la conservation de ce patrimoine en voie de perdition. Sur le plan national, la définition de la politique culturelle et la constitution d’une charte culturelle (adoptée le 25 Février 1991) témoigne de l’importance et donc de la place qu’occupe la culture dans le processus de développement des peuples. Que toutes ces grandes velléités  théoriques soient rangées au grand magasin des accessoires et elles ne connaitront leur utilité qu’au crépuscule de l’humanité. Quelle perte « d’énergie » malheureusement non renouvelable !  

La grande question qui taraude les esprits, aujourd’hui, est celle de savoir si la problématique du développement de l’Afrique sera à l’image des pays du Nord ? Autrement dit quel est le modèle de développement qui convient aujourd’hui  à l’Afrique ? Compte tenu de la tendance qui consiste à croire que le développement est synonyme de mutation voire d’abandon de sa  culture, il parait essentiel pour nous  de montrer et de faire comprendre aux populations qu’elles peuvent vivre heureuses et se développer avec leur propre culture. Le challenge est d’inventer une forme de développement qui prend en compte et conserve l’identité culturelle. Le grand défi de l’Afrique est de construire l’identité de sa société. La culture reste le seul lieu où cette identité se cherche et se construit peu à peu. Considérant qu’une action, pour atteindre les hommes dans leur sensibilité, doit prendre en compte leur culture particulière. La nécessité d’un développement par la culture apparaît comme une évidence. 

A mon échelle, l’action de l’Institut Culturel Somba (ICS) s’inscrit dans la ligne droite de cette réflexion et tend à s’adapter à son environnement. L’ICS a à cœur de comprendre comment les gens peuvent se développer adéquatement à partir de ce qu’ils ont été et de ce qu’ils sont, et ainsi vivre en parfaite harmonie avec les autres civilisations. Que les jeunes cessent de se livrer à la dure épreuve des barbelés et travaillent à créer leur bonheur autour de leur environnement immédiat. Une sagesse africaine nous enseigne que quelque soit la durer du séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau il ne se transforme jamais en crocodile ! On est toujours bien chez soi.

C’est avec du recul seulement que l’on s’aperçoit et s’émerveille de toute la beauté d’un paysage. Tous ceux qui sont partis vivre loin de chez eux ont fait la noble expérience de la quête du pays appelée nostalgie avec un parfum enivrant d’amour de la patrie.

Le parcours des acteurs culturels est bien traduit à travers la situation du fou de Cheikh Hamidou KANE dans son ouvrage intitulé « L’aventure ambigüe »*. Toutefois, il est important que les acteurs gardent en tête qu’il est maintenant démontré que le développement durable ne peut pas être réduit qu’à des paramètres économiques. Au-delà, nous devons y intégrer les paramètres liés à l’humain tels que l’enjeu identitaire traduit par la tradition et la culture. Celle-ci pour éclore a besoin d’être nourrie, tout comme la plante l’est par l’eau. Aussi les acteurs culturels doivent se sentir interpelés par leur culture pour sa survie et travailler à comprendre que tout ce qui vient d’ailleurs n’est pas toujours forcement meilleur. Si non le concept même de mondialisation n’aurait qu’un sens très négligeable.

* source wikipédia :

L'Aventure ambiguë est publié en 1961 et reçoit le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1962.

C’est l’histoire d’un jeune homme du nom de Samba Diallo, héros au pays des Diallobé. Dans le roman, nous assistons tout d’abord à son passage de l’école coranique à l’école des Blancs. Trois personnages exerceront une influence sur lui dans la première partie de l’œuvre, à savoir le chef des diallobé, son maître spirituel Thiérno et sa tante, la Grande royale. Cette dernière insistera pour que Samba Diallo aille à l’école nouvelle afin d’apprendre cet art de vaincre sans avoir raison. Dans la deuxième partie de l’œuvre nous avons son séjour en occident, précisément en France. Ce séjour provoquera la mise en question de sa foi en Dieu… Enfin nous avons son retour au pays de Diallobé et sa mort causée par le fou.

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12 juillet 2014, 19:48
 

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